the dragonfly

on voyage, non pour changer de lieu, mais d’idées…

 

la france contre la loi de traçabilité du bois importé ! 18 juillet, 2010

Classé dans : politique,societe — toulna25 @ 15:09

Hier après-midi, les députés européens ont voté un renforcement considérable de la proposition initiale de règlement visant à enrayer les importations de bois illégal en Europe. Les associations de protection de l’environnement les Amis de la Terre, France Nature Environnement (FNE), Greenpeace, Sherpa et World Wildlife Fund (WWF) saluent ce vote de la loi européenne sur l’importation de bois illégal mais sont scandalisés par l’opposition étrange de la France : dans une note que les associations ont pu se procurer, la France demandait aux députés européens français de voter contre le principe d’une traçabilité des produits bois, des forêts de productions aux consommateurs finaux.
Quand on sait que l’Union européenne est l’un des principaux importateurs mondial de bois dont une partie importante provient de l’exploitation illégale des forêts, et qu’il n’existe aujourd’hui aucun cadre juridique au niveau européen permettant d’enrayer ce commerce, une loi sur l’importation de bois illégal est réellement nécessaire.
Le plan d’action européen pour lutter contre les importations de bois illégal et améliorer la gouvernance dans les pays producteurs (FLEGT), lancé en 2003, entre dans sa phase finale : l’adoption d’une loi européenne, contre le commerce de bois illégal.

Les cinq ONG considèrent que ce vote des députés européens pour une loi sanctionnant le commerce de bois illégal est une grande victoire. « Les députés ont suivi l’opinion majoritaire des citoyens européens dont 92% souhaitent une loi garantissant que seul du bois d’origine légale soit commercialisé dans l’Union européenne et que des sanctions plus fortes soient prisent pour les entreprises commercialisant du bois illégal », déclarent ces associations de protection de l’environnement.

Alors qu’il ne reste plus qu’une seule étape à franchir : l’adoption de ce règlement au Conseil de l’Agriculture, les Etats membres de l’Union européenne sont en désaccord. La France, Premier importateur de bois exotique en Europe, ne souhaite pas un règlement trop contraignant qu’elle juge, pénalisant pour les entreprises, malgré les enjeux climatiques, environnementaux et sociaux de la déforestation, sans même avoir mené les expertises nécessaires.

Hors, il faut rappeler que c’est la concurrence déloyale du bois d’origine illégale qui pénalise toute la filière bois et récompense les mauvaises pratiques au détriment du bois d’origine légale et durable. Mais ce vote satisfait les entreprises françaises ayant déjà développé des systèmes vertueux répondant aux obligations que présente ce texte.

« Alors que depuis plusieurs mois, nous demandons en vain la position officielle de la France, nous avons été très surpris d’apprendre que les services du Premier Ministre avaient ainsi envoyé une note aux députés européens leur demandant de ne pas voter « un dispositif trop lourd », « totalement prohibitif » et au contraire de reconnaitre les chartes et autres opérations de verdissement de façade des opérateurs », s’insurgent les associations.

Ce manque de volonté de la France est contraire à sa volonté affichée par le Président et le gouvernement depuis le Grenelle de l’Environnement, de lutter contre la déforestation, les changements climatiques et la perte de biodiversité. Le Président de la République s’était prononcé lors de son discours de clôture du Grenelle de l’Environnement pour que la France soit dorénavant « à la tête de la politique environnementale européenne, avec la Commission et le Parlement européens…».

De son coté, M. Barnier s’est récemment présenté dans la presse comme le candidat de l’éco croissance et d’un grenelle à 27 tandis que Mr. Borloo s’engageait pour la protection des forêts tropicales et avait soutenu sur ce dossier le principe d’une traçabilité totale pour les produits bois, du premier importateur jusqu’au consommateur.

Il serait souhaitable que le gouvernement français adopte dans les jours qui viennent une position officielle à la hauteur de ses ambitions publiques et sans double discours, qui confirme le vote du parlement de la loi européenne sur l’importation de bois illégal. Seule le France qui s’oppose jusqu’à maintenant à ce projet de loi européen pourrait mettre un terme au scandale du bois illégal en Europe.

 

 

Histoire de l’Afrique du Sud, nous aussi on peut faire en sorte que nos idéaux deviennent réels ! 24 mars, 2010

Classé dans : politique — toulna25 @ 13:25

1912
8 janvier
Création de l’ANC
L’African National Congress (Congrès national africain) est fondée par les Bantous afin de s’opposer aux nombreuses discriminations raciales du gouvernement blanc. Ouverte à tous, y compris aux Blancs, l’ANC est une organisation non-violente qui va progressivement prendre de l’importance parmi les populations non-blanches au cours de l’apartheid. Au lendemain du massacre de Sharpeville, l’ANC sera interdite et entrera ainsi dans la clandestinité. C’est aussi cet événement qui décidera les membres de l’organisation, dont Nelson Mandela et Walter Sisulu, à prendre les armes.

1948
26 mai
Victoire du Parti nationaliste de Daniel Malan
Le Parti nationaliste unifié fondé par Daniel Malan, pasteur de l’Eglise néerlandaise réformée, remporte la majorité des sièges au Parlement d’Afrique du Sud. Devenu Premier ministre, il met immédiatement en place son système politique, l’ »apartheid », reposant sur le développement par la séparation raciale. L’Union sud-africaine, qui possède déjà un lourd passé en la matière, va entrer dans un régime politique principalement centré sur la ségrégation raciale.

1959
Mise en place des bantoustans
Le gouvernement de l’Union sud-africaine promulgue le « Promotion of Bantu Self-Government Act ». Cette nouvelle loi a pour but de favoriser l’autonomie des Bantoustans, régions d’Afrique du Sud uniquement réservées aux Bantous et destinées à devenir indépendantes. Elle va également supprimer, pour les non-blancs, toute possibilité de participation à la vie politique nationale, puisqu’ils jouiront désormais, en apparence, de leur propre système. Les bantoustans, s’appuyant sur le développement séparé des communautés non-blanches, visent en fait à priver les Bantous de la citoyenneté sud-africaine. Par ailleurs, les territoires attribués ne sont pas adaptés à la forte démographie de leurs habitants et sont inégalement pauvres par rapport aux terres « blanches ».

1960
21 mars
Massacre de Sharpeville
Pour protester contre le port obligatoire du passeport, en vigueur depuis la promulgation du « Pass Law Act », de nombreuses manifestations sont organisées en Afrique du Sud, avec l’encouragement de l’African National Congress (ANC) et du Panafrican Congress (PAC). Mais le rassemblement de Sharpeville tourne au drame lorsque la police ouvre le feu. On compte plus de 60 morts et près de 180 blessés. Les réactions sont immédiates en Afrique du Sud comme sur le plan international. D’autres manifestations de protestations auront lieu, tournant à l’émeute et étant accompagnées de grèves générales, normalement interdites. À la suite de l’événement, les organisations du PAC et de l’ANC seront proscrites, poussant cette seconde à agir clandestinement et à prendre les armes.

1961
31 mai
L’Union sud-africaine devient la République sud-africaine
Le Premier ministre Verwoerd envisage de transformer l’Union sud-africaine en république indépendante. Après avoir organisé un référendum sur la question, il proclame officiellement l’indépendance de l’Afrique du Sud, qui devient désormais la République sud-africaine et sort du Commonwealth. Les protestations internationales contre le régime de l’apartheid ont sans conteste motivé cette transformation.

1964
12 juin
Mandela est condamné à perpétuité
Nelson Mandela et sept autres membres de l’African National Congress (ANC) sont condamnés à la prison à vie pour trahison. Mandela refusera d’ailleurs d’être libéré en échange de son renoncement à la lutte armée contre l’apartheid. Après 27 ans de captivité, il sera libéré par le président sud-africain Frederik De Klerk. Mandela sera élu président de la République sud-africaine en 1994.

1966
27 octobre
L’ONU intervient en Afrique du Sud
L’Assemblée générale de l’ONU décide de retirer à l’Afrique du Sud le mandat qui lui permettait jusqu’alors d’administrer le Sud-Ouest africain. Deux ans plus tard, elle donnera à cette région le nom de Namibie. L’Organisation reconnaît alors la SWAPO comme unique représentant du pays. L’intervention de l’ONU se solde toutefois par un échec, puisque le gouvernement sud-africain refuse d’en tenir compte. Il faudra attendre 1990 pour que la Namibie accède à l’Indépendance.

1967
3 décembre
Première greffe du cœur
A 55 ans, l’homme d’affaire sud-africain Louis Washkansky est le première être humain à bénéficier d’une greffe de cœur. L’opération est réalisée dans la ville du Cap, à l’hôpital Groote Schur par le professeur Christian Barnard et son équipe. Le cœur transplanté est celui d’une jeune femme de 25 ans décédée dans un accident de voiture. Malheureusement Washkansky mourra quelques jours plus tard atteint d’une infection des poumons.

1968
23 avril
L’Afrique du Sud exclue des JO de Mexico
Le Comité international olympique (CIO) exclut l’Afrique du Sud des Jeux Olympiques de Mexico. Elle manifeste ainsi son opposition à l’apartheid (terme afrikaans prônant le « développement séparé »). Ce n’est qu’en 1990, que le président De Klerk fera libérer Nelson Mandela, légalisera l’African National Congress (ANC) et fera abolir ce régime ségrégationniste. L’Afrique du Sud sortira alors de son isolement international.

1976
27 août
Emeutes sanglantes à Soweto
Les manifestations des Noirs de Soweto, touché par la misère et le chômage, dégénèrent en de violentes émeutes. Les habitants, et notamment les lycéens, protestent contre l’usage de la langue afrikaans dans les écoles. Soweto, ghetto noir de la banlieue de Johannesburg, a été construit par le gouvernement sud-africain dans le cadre de la politique d’apartheid. Ces émeutes choqueront considérablement l’opinion internationale. Par la suite, de nombreuses manifestations violentes se succéderont jusqu’en 1977, faisant au total plusieurs centaines de morts.

1976
26 octobre
Indépendance du Transkei
Dans le cadre de la politique des bantoustans, le Transkei obtient son indépendance. Depuis le début des années 1960, le territoire possédait déjà son autonomie avec la mise en place d’un gouvernement et d’une Assemblée législative. Mais en donnant l’indépendance aux Bantoustans, l’objectif du gouvernement de la République sud-africaine consiste à priver les Bantous de leur nationalité sud-africaine. Après lui, trois autres bantoustans obtiendront leur indépendance : le Venda, le Bophuthatswana et le Ciskei. L’ONU et la communauté internationale, en désaccord total avec le régime de l’apartheid, ne reconnaîtront jamais l’indépendance de ces territoires, qui seront réintégrés à l’Afrique du Sud en 1994.

1977
12 septembre
Afrique du sud : mort de Steven Biko
A 31 ans, le leader du mouvement de la Conscience noire décède dans une prison de Pretoria après avoir subi de multiples sévices de la part des policiers sud-africains. Les autorités invoquent une grève de la faim pour expliquer le décès de Biko. Le scandale finit de convaincre la communauté internationale de mettre le régime de l’apartheid en quarantaine : un embargo sur les armes contre l’Afrique du sud est voté par l’ONU en novembre suivant.
Voir aussi : Assassinat – Dossier histoire de l’ Apartheid – Histoire des Assassinats

1978
29 septembre
Pieter W. Botha au pouvoir
Suite à la démission du Premier ministre Balthazar Johannes Vorster, Pieter Willem Botha prend la tête du gouvernement. Partisan de l’apartheid, il entreprend de réformer la Constitution. Il permet ainsi aux Métis et aux Indiens de réintégrer en partie la vie politique, maintenant toutefois ses positions d’exclusion vis-à-vis des Noirs. Une telle inégalité ne peut que raviver les tensions des populations noires et les oppositions. Président de la République détenant un pouvoir exécutif en 1984, il démissionnera finalement en 1989 pour laisser la place à Frederik De Klerk.

1989
septembre
De Klerk président de la République sud-africaine
Au lendemain de la démission de Pieter W. Botha, Frederik De Klerk est élu à la présidence de la République sud-africaine. Il amorce immédiatement l’abandon du régime de l’apartheid. Entre les révoltes de plus en plus fréquentes des populations noires, les sanctions économiques de nombreux pays et les critiques virulentes de l’opposition vis-à-vis de Botha, la suppression de l’apartheid était devenue inéluctable. L’apartheid sera officiellement aboli en juin 1991.

1990
11 février
Libération de Nelson Mandela
Après 27 ans d’incarcération dans la prison de Paarl, Nelson Mandela est libéré, sous la présidence de Frederik De Klerk. En 1964, il avait été condamné à la prison à perpétuité pour trahison, après avoir lutté contre le régime de l’apartheid. Depuis son incarcération, il était devenu le symbole de la lutte pour la liberté des Noirs en Afrique du Sud. En avril 1994, il sera élu président de la République sud-africaine, juste après avoir obtenu le prix Nobel de la paix avec De Klerk.

1991
juin
Abolition de l’apartheid
Frederik De Klerk abolit définitivement l’apartheid. Les négociations sont amorcées entre différents partis politiques sud-africains, dont l’ANC avec Nelson Mandela à sa tête. Au terme de discussions agitées, le Parti national et l’ANC s’accordent pour mettre en place un gouvernement multiracial et démocratique.

1993
15 octobre
Prix Nobel de la paix pour Mandela et De Klerk
Les deux Sud-africains reçoivent le prix Nobel de la paix pour leurs actions en faveur du démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud et de l’égalité raciale. Libéré par De Klerk en 1990 après 27 ans de prison, Mandela est récompensé pour son combat en faveur de la démocratie. Le plus célèbre des détenus politiques deviendra président de l’Afrique du Sud le 27 avril 1994.

1994
27 avril
Mandela président
Lors des 1ères élections démocratiques d’Afrique du Sud, Nelson Mandela est élu président. En 1964, le leader de l’African National Congress (ANC) avait été condamné à la prison à vie. Il était alors devenu l’un des prisonniers politiques les plus célèbres du monde et de nombreuses campagnes avaient été menées pour sa libération. En 1990, après 27 ans de captivité, il avait été libéré par le président De Klerk, avec lequel il était parvenu à s’accorder sur l’instauration d’un régime démocratique. Après les élections, De Klerk occupera le poste de vice-président jusqu’en 1996.

1995
24 juin
L’Afrique du Sud retrouve son honneur
Nelson Mandela arbore fièrement le maillot de son équipe qui fête son retour sur la scène du rugby international par une victoire. En effet, exclue des compétitions jusqu’en 1992 à cause de l’Appartheid, l’Afrique du Sud participe pour la première fois à la coupe du Monde et l’emporte sur la Nouvelle-Zélande en finale avec une équipe « mixte ». Malmenée en demi-finale par l’équipe de France, elle commet un parcours sans faute et passe outre le phénomène Lomu, nouvelle star All Black.

2005
3 septembre
Encore les All-Blacks
Pour la dixième édition du tournoi des Tri-nations, la Nouvelle-Zélande s’impose pour la sixième fois. En dix ans, elle n’a laissé à l’Australie et l’Afrique du Sud l’occasion de s’imposer que deux fois pour chaque équipe.

 

 

françafrique… 8 février, 2010

Classé dans : politique — toulna25 @ 20:05

Il y a des mots qui dégagent de prime abord une connotation positive ou négative. Le mot « francafrique » relève de la dernière catégorie car pour ceux qui ont regardé ne serait-ce que de loin les relations franco-africaines ne peuvent s’empêcher de se boucher le nez du fait de l’odeur nauséabonde qui s’en dégage. Comment ramasser toutes les pratiques de ces relations en une seule formule ? C’est désormais fait depuis la naissance du mot « francafrique », en attendant mieux.
C’est le mot le plus explicite en la matière. Il y a cependant une définition qui essaie de situer le noyau dur de ces relations, elle a été donnée dans « France-Cameroun, croisement dangereux » publié par Agir ici et Survie.

La « Francafrique » désigne une nébuleuse d’acteurs économiques politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseau et lobbies, et polarisée sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’aide publique au développement. La logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système, auto-dégradant, se régule dans la communication. Il est naturellement hostile à la démocratie. Le terme évoque aussi la confusion, une familiarité domestique touchant vers la pauvreté.

Ce mot vient d’être repris comme titre d’un ouvrage de François Xavier Vershave (La francafrique le plus long scandale de la République). L’auteur qui connaît la Francafrique pour en être un des grands critiques est un dirigeant de l’association Survie, qui édite entre autres les « Billets d’Afrique » et « Les dossiers noirs de la politique africaine de la France ». Il est par ailleurs l’auteur de « Complicité de génocide ? La politique de la France au Rwanda » (la Découverte, 1994), sans oublier son dernier ouvrage « Noir silence, qui arrêtera la Francafrique ? »

La Francafrique, sous-titre « le plus long scandale de la République » est riche. Il souligne trois lignes de force qui caractérisent les relations franco-africaines : l’opacité de l’information, les crimes dont les Africains sont toujours victimes, et les complicités des régimes africains.
L’opacité de l’information concerne en premier lieu la France dont la population non-initiée ne sait rien sinon que la France, « patrie des droits de l’homme », terre d’asile fait beaucoup d’efforts pour le développement de l’Afrique. Cette ignorance est renforcée par le silence, le désintérêt ou mieux les complicités des médias français sur les problèmes touchant l’Afrique. Aussi les hommes des réseaux n’hésitent pas à éliminer, y compris physiquement, les Français gênants (Mme Borel est là pour confirmer mes dires).

C’est un euphémisme de dire que le nombre de victimes africaines est 5.000 fois supérieur à ce que l’on nous dit. C’est ainsi que les Français ordinaires ignorent l’implication de la France dans le génocide de 1994 au Rwanda. Des massacres de nature génocidaire des Bamilikes du Cameroun au début des années 1960 que de nombreux assassinats des hommes politiques africains, opposants aux préposés de la Francafrique ou membres du réseau qui
s’égarent sur le chemin de l’indépendance.

Les crimes de la Francafrique vont de l’élimination physique (Félix Moumie, Tombalbay, Autel Bono, Sylvanus Olympio, le juge Borel, etc.) à l’encouragement des guerres civiles et conflits sociaux sur l’émancipation des haines ethniques (Rwanda, Congo, Zaire, Djibouti, Centrafrique) en passant par les crimes économiques qui ont plusieurs formes, en premier lieu le pétrole (Cameroun, Congo, Gabon, et Tchad) l’encouragement du Biafra (1967-1970) afin de disloquer le Nigéria et mettre la main sur le pétrole. Ces crimes politiques vont au-delà du pré-carré francophone pour inclure désormais l’Angola, le Liberia, etc.

Les hommes à la base de cette politique française peuvent être regroupés en plusieurs catégories : les présidents, premiers ministres et les officiels qui tiennent un discours politiquement correct pour amuser la galerie (de Gaulle, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac).
La deuxième catégorie visible, ce sont les ministres, les ambassadeurs et Messieurs « Afrique », dont les membres sont souvent les criminels recrutés à l’extrême-droite, afin d’éviter une quelconque sympathie pour les Africains. Ils servent des hommes à tout faire, des membres nobles du réseau dont la crème était Jacques Foccart et une série d’hommes intermédiaires. Les réseaux sont cousus, noués dans des sociétés d’obédience franc-maçonne et rose-croix. La troisième colonne de la Francafrique est constituée des complices locaux, qui participent à la destination de l’avenir de leurs peuples et leurs continents.

La crème fut Houphouët Boigny. De nos jours plus d’un est toujours là, défiant toute initiative démocratique : Omar Bngo, Sassou Ngesso, Idriss Deby, Paul Biya, Charles Taylor, Blaise Compaoré, IOG (1). Le gros morceau, Sani Abacha est parti trop tôt. Le régime d’apartheid fut le plus solide associé de la France, qui n’a jamais cru que ce régime allait disparaître. C’est ainsi que le représentant de l’ANC à Paris fut liquidé comme un poulet en 1987, il s’agit de Dulcie September.

Au moment où avait eu lieu des procès en assises comme celui de Bob Denard, la crème des criminels de la Francafrique, le jeu des ombres et fausses lumières de la Francafrique n’est pas prêt à tirer le rideau. Chaque fois on parle de réformer, mais pourtant rien ne bouge. La droite comme la gauche font une quand il faut couvrir les crimes en Afrique. C’est le ministre délégué à la coopération de la « nouvelle politique » de Lionel Jospin, en l’occurrence Charles Josselin, qui disait au sujet du Rwanda : « Ce ne sont pas les Français qui tenaient les machettes ». Il oublie très vite l’aide précieuse que les autorités françaises, et leurs militaires ont apportée à un régime agonisant. – MQ

(1) Ndlr. Depuis longtemps l’auteur se refuse à écrire le nom du président de la République de Djibouti, M. Ismaël Omar Guelleh.

 

 

recel de détournement de fonds publics 7 février, 2010

Classé dans : politique — toulna25 @ 22:28

Paul Biya est le président-dictateur du Cameroun, l’un des pays les plus corrompu au monde. Les exactions dressées par Amnesty International sont cependant des plus banales :

Homicides illégaux d’opposants politiques

Violations des droits humains des militants politiques

Violation du droit de réunion pacifique

Procès à caractère politique

Persécution des défenseurs des droits humains

Des journalistes privés du droit à la liberté d’expression

Torture et autres types de traitements cruels, inhumains ou dégradants

Détention de longue durée de membres du SDF sans jugement

La liste est longue et je préfère m’arrêter là. Ce qui m’intéresse aujourd’hui est moins de savoir comment cet Homme a su s’adapter à tous les évènements mondiaux depuis 1982 pour pérenniser sa mauvaise gestion, mais plutôt de savoir quels sont les leviers qui lui permettent aujourd’hui de continuer à spolier son pays.

La Françafrique

Le Cameroun en France, c’est tout d’abord un Homme d’affaire Français sulfureux, proche de Nicolas Sarkozy, très proche de Nicolas Sarkozy. Il est également patron d’un journal gratuit qui lui permet à l’occasion de passer la brosse à reluire d’un dictateur Africain en mal de reconnaissance. Il possède également un empire industriel très propre sur lui en France.

Paul Biya a donc été introduit par cet Homme d’affaire Français auprès du président français en octobre 2007. Le message était on ne peut plus limpide pour ce couple de larrons en foire : on continue avec le soutien de Sarkozy. Biya n’a pas chômé, et il instrumentalise aujourd’hui le plan Epervier, visant à éradiquer la corruption, pour mettre en prison ses propres opposants, en vue de l’élection présidentielle de 2011.

Il ne fait aucun doute que cette élection ne sera qu’une formalité de plus pour le dictateur, lui qui participera de son vivant à la célébration de ses 30 années passées au pouvoir. La mise à sac des réserves naturelles ne doit pas être encore terminée puisque quelques Franco-Belges veillent toujours au grain.

Coté politique, le dictateur est également un proche d’Alain Juppé, il lui a rendu visite en juillet 2009. Le maire de Bordeaux a fait « nettoyer » les abords de la gare lors de la venue de celui-ci à Bordeaux par la police afin que le dictateur ne soit pas fâché de voir des manifestants ainsi que des pancartes le mettant en cause.

Allez Paul Biya continue ton pillage : certains l’aiment chaud !

 

 
 

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