the dragonfly

on voyage, non pour changer de lieu, mais d’idées…

 

le secret du bisphénol-A 9 novembre, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 13:47

Totalement passé inaperçu, cet article publié par le Canard Enchaîné du 19 novembre. Il raconte pourtant que l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation (AFSSA) a rendu, le 13 novembre, un avis très rassurant sur l’utilisation des biberons en plastique. Et que la moitié des membres de son comité d’experts est liée à l’industrie.
Un avis plutôt original, si l’on pense que le gouvernement canadien a interdit les biberons en plastique en octobre et que la secrétaire d’État chargée de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a elle-même évoqué, la semaine dernière, la possibilité de lui emboîter le pas.

Là où le bisphénol-A se cache

Le bisphénol-A n’est pas présent que dans les biberons en plastique. Il est utilisé dans une multitude d’objets dont voici une liste, certainement non exhaustive, mais en tout cas la plus complète à ce jour, que j’ai établie au cours de mon enquête. Vous trouverez, à la fin de chaque chapitre de mon livre, La Grande Invasion, une liste des objets contenant des polluants chimiques qui, à l’instar du bisphénol-A, sont sources d’inquiétude pour la santé, comme les alkylphénols, les parabens, les retardateurs de flammes bromés ou encore les organoétains.
Type de produits pouvant contenir du bisphénol-A sous la forme de polycarbonate (plastique dur et translucide), de résine époxy, comme additif dans le PVC, comme retardateur de flammes dans les appareillages électriques :
Adhésif et joint, amalgame dentaire, autocuiseurs (parties en plastique), bacs de rangement, biberon, boîte de conserve, bombonne d’eau rechargeable, bouteille en plastique, canette de boisson, casque de sport et de sécurité, CD et DVD, cuve à vin, emballage alimentaire, équipement automobile, encre d’imprimerie, équipement électrique (douilles, prises…), équipement médical, équipement de ski, tennis et golf, housses pour téléphones mobiles, jouets, mastic, ordinateur, outillage électrique, papier essuie-tout, papiers, papiers thermiques (billets d’avion, étiquettes autocollantes pour la pesée des fruits et légumes, papier pour fax, reçu de parking, de banque etc.), pâte à bois, peinture pour coques de bateaux, produit anti-corrosion, rasoir, récipient alimentaire en plastique transparent, récipient alimentaires en plastique pour le micro-onde, revêtement de protection, revêtement de sol, sèche-cheveux, tasse et gobelet pour enfants, tableau électrique, tétine, vaisselle et couverts en plastique réutilisables, vernis pour bois, verre de lunettes, vitrages.
Sources : Environmental Working Group, Autorité européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA), Commission européenne, Plastics Europe, RPA.

Voici un exemple parmi bien d’autres : En 1999, la grande revue scientifique Nature publiait les résultats d’une équipe de chercheurs de l’université du Missouri, dirigée par le spécialiste du bisphénol-A, Frederick Vom Saal (vous relèverez au passage que les inquiètudes sur ce polluant ne datent pas d’hier). Cette équipe avait administré à des souris enceintes des doses de 2,4 microgrammes par kilo (µg/kg)* de bisphénol-A. Elle avait observé par la suite que leur progéniture présentait des pubertés plus précoces que chez des souris non exposées [Réf 1]. Un effet que les chercheurs expliquaient par l’action hormonale du bisphénol-A, qui imite les hormones sexuelles féminines, les œstrogènes.
Or 2,4 microgrammes par kilo, c’est deux fois moins que la norme de sécurité fixée par l’Union européenne en janvier 2007. Que veut donc dire dans ce contexte “dose significative” ?

 

 

EMDR – Eye Movement Desensitization Reprocessing 26 octobre, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 17:53

Bouger les yeux pour guérir l’esprit ? C’est le pari de l’EMDR, méthode fondée par la psychologue américaine Francine Shapiro, dont l’ouvrage Des yeux pour guérir vient de sortir en France. Les résultats sont étonnants. A condition d’utiliser cette technique à bon escient. Explications.

C’est par hasard, lors d’une promenade en mai 1987, que la psychologue américaine Francine Shapiro découvrit que ses « petites pensées négatives obsédantes » disparaissaient quand elle faisait aller et venir rapidement ses yeux de gauche à droite. Il ne lui en fallut pas davantage pour proposer l’exercice à ses collègues, l’expérimenter auprès de ses patients et créer l’EMDR, avec des résultats éclatants – notamment pour les états de stress posttraumatique (ESPT) subis par les victimes de conflits, d’attentats, de violences sexuelles ou de catastrophes naturelles.
Devenue chercheuse au Mental Research Institute de Palo Alto, le docteur Shapiro a reçu en 2002 le prix Sigmund Freud, plus haute distinction mondiale en psychothérapie. Entre-temps, soixante mille praticiens avaient été formés à l’EMDR dans plus de quatre-vingts pays, une association humanitaire était née pour intervenir après les grandes catastrophes. Les études, dont celles sur les ESPT menées par l’administration américaine chargée des anciens combattants, ont confirmé l’efficacité de l’EMDR. Les personnes traitées se comptent aujourd’hui par centaines de milliers, avance Francine Shapiro (aux Etats-Unis, chaque victime directe ou indirecte d’une catastrophe -attentat, accident d’avion… – à la possibilité d’être traitée rapidement par EMDR).

QUAND ?

Après un traumatisme
La méthode ne s’applique pas qu’aux grands chocs, mais aussi aux plus petits traumatismes, comme les expériences pénibles laissant un souvenir trop empreint de souffrance. « Venue consulter pour des angoisses et des paniques auxquelles je ne trouvais aucune cause, raconte Cécile, la quarantaine, en réponse à notre appel à témoins sur Psychologies.com, j’ai choisi un souvenir pénible où j’avais pris la fuite. Après une série de “balayages”, j’ai senti une douleur très forte dans mes jambes. Mon thérapeute m’a alors demandé de regarder ses doigts et a répondu : “OK, on va faire partir ça !” La douleur et l’émotion liées au souvenir ont disparu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, j’étais scotchée ! Puis, nous avons installé une croyance positive à la place de la croyance négative en rapport avec cette émotion. “Je suis nulle” devait être remplacé par “Je suis quelqu’un de bien”. Soudainement très calme, je me suis sentie respirer comme jamais. »
L’EMDR peut aussi se révéler efficace dans d’autres types d’affections, comme la toxicomanie, l’anorexie ou la dépression. « Cette méthode voit s’ouvrir sans cesse de nouvelles perspectives, telles la dépression sans cause traumatique ou la schizophrénie à ses débuts », explique Jacques Roques, psychologue, psychanalyste et vice-président d’EMDR-France. Seuls les cas de psychose, les états suicidaires et les troubles cardiaques récents figurent parmi les contre-indications.

COMMENT ?

Dissocier émotion et souvenir
Souvenir et émotion négative contre croyance positive. Le secret serait-il dans la tension entre ces représentations contradictoires, dans leur évaluation plusieurs fois par séance, ou réside-t-il dans les mystérieux balayages des yeux ? Marie, institutrice trentenaire, en livre les détails : « Je devais, en restant dans mon souvenir et dans l’émotion qu’il suscitait, fixer les mouvements que la thérapeute faisait avec sa main, de gauche à droite. Une quinzaine d’allers-retours cadencés, amples et précis, larges de un mètre environ. Ensuite, nous avons fait une pause en reparlant de la scène et de mon émotion. J’avais le sentiment qu’elle cherchait à m’y faire rentrer tout à fait. Après la deuxième séquence de mouvements, je me sentais différente, plus calme. Nous avons recommencé encore deux fois, avec des pauses où l’on évaluait le degré de l’émotion. A la fin, j’étais apaisée. »
« Il y a de l’hypnose là-dedans, et beaucoup d’autres choses inspirées de la sophrologie, du comportementalisme ou des sciences cognitives », reconnaît Francine Shapiro. Mais le souvenir traumatique ne s’évanouit pas, aucun claquement de doigts ne vient effacer une portion de temps. Le réconfort ne vient pas non plus par suggestion ou relaxation, et encore moins par immersion avec « visite » des lieux du drame. Il ne repose pas sur des mots, des images ou des sons, comme dans la majorité des thérapies. « C’est différent, explique Marie. On est au cœur d’une émotion qui nous emporte, et petit à petit elle nous quitte, ou du moins va se blottir quelque part où elle ne fait plus mal. On sait qu’elle est là, qu’on l’a vécue, mais c’est un souvenir. » « Je regarde le passé autrement, précise Claire, 50 ans, consultante. Au lieu de subir, je me sens protégée et plus dynamique. »

POURQUOI ?

Désactiver l’émotion
Même si l’EMDR pose en postulat que l’esprit possède, comme le corps, une capacité à s’autoguérir, on peut s’interroger sur une telle simplicité. La réponse réside dans une conception nouvelle du traumatisme, qui fait appel à la neurologie. « Chaque événement douloureux laisse une marque dans le cerveau, précise le psychiatre David Servan-Schreiber, qui a introduit la méthode dans l’Hexagone, et qui préside l’association EMDR-France. Celui-ci effectue alors un travail de “digestion” permettant aux émotions qui accompagnent le souvenir de se désactiver. A moins que le traumatisme ait été trop fort ou ait frappé à une période où nous étions vulnérables. Dans ce cas, les images, les pensées, les sons et les émotions liés à l’événement sont stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme. Dans l’EMDR, le mouvement oculaire “débloque” l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu’il complète son travail. »
Sans afficher de certitudes, Francine Shapiro propose un rapprochement entre l’EMDR et le sommeil à mouvements oculaires rapides, ce moment où l’on rêve mais où s’effectue également la répartition mémorielle. Car évidemment, tout repose sur la mémoire, sur l’encodage du souvenir et des émotions qui l’accompagnent. Ce qui soignerait, dans l’EMDR, c’est de « reformater » cet encodage. Replongé dans son passé afin d’être au plus près des perceptions sensorielles éprouvées au moment de l’événement, le patient est conduit, grâce à une stimulation sensorielle, à concentrer son activité cérébrale sur le présent. De cette polarisation naîtrait la possibilité de retraiter le traumatisme par dissociation de l’émotion et du souvenir. D’où le fait que celui-ci ne disparaisse pas. Il se délivre de sa charge émotionnelle, comme après un deuil.

AVEC QUI ?

Choisir un thérapeute agréé
Cette réactivation traumatique n’est pas sans risque. « Beaucoup de choses remontent entre les séances, raconte Cécile. J’ai eu par exemple un flash concernant un gros traumatisme subi dans ma petite enfance, dont j’avais complètement oublié l’existence. » Un traumatisme pouvant en cacher un autre, il est indispensable de pratiquer l’EMDR avec un psychiatre ou un psychologue dûment formé. Ils sont actuellement plus d’une centaine en France.

DE QUOI S’AGIT-IL ?

EMDR : Eye Movement Desensitization and Reprocessing, ou désensibilisation et reprogrammation par des mouvements oculaires.
LE PRINCIPE : « Si un événement douloureux a été mal “digéré” parce que trop violent, explique le psychiatre David Servan-Schreiber, les images, les sons et les sensations liés à l’événement sont stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme. Le mouvement oculaire débloque l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu’il complète le travail. »

UNE THERAPIE CONTROVERSEE :
L’EMDR fait l’objet depuis ses débuts d’une vive polémique. Un traitement sans mots, sans transfert, sans travail d’interprétation de l’inconscient ni décodage systématique, cela va à l’encontre des pratiques communes. Ses détracteurs ont longtemps discuté son efficacité, qualifiant l’EMDR de pseudoscience, se gaussant de la découverte selon laquelle une stimulation sensorielle autre que le mouvement oculaire peut aussi faire l’affaire.

« Jusqu’à présent, la psychothérapie était fondée sur une idée : seules l’écoute et la parole guérissent, explique Jacques Roques, vice-président d’EMDR-France. On parlait des problèmes psychiques uniquement en termes de sémantique – la rencontre de la mort pour les états de stress posttraumatique, par exemple. Or on se rend compte maintenant de l’importance du fonctionnement cérébral. La psyché est indissociable de son substrat neurologique : on peut restimuler le traitement de l’information de manière parfois fulgurante, contredisant l’idée reçue selon laquelle il faut du temps pour guérir. »
Aurions-nous du mal à admettre que notre cerveau puisse être reprogrammé comme un ordinateur ?…

A LIRE :
“Des yeux pour guérir” de Francine Shapiro et Margot Silk Forrest.
Aidée d’une journaliste, la créatrice de l’EMDR livre enfin ses secrets en français, avec nombre d’explications et d’exemples à l’appui (Seuil, 2005).
“Guérir” de David Servan-Schreiber.
Dans son livre best-seller, le docteur David Servan-Schreiber consacre plusieurs chapitres à l’EMDR, qu’il définit comme une « autoguérison des grands traumatismes » (Pocket, 2005).
“EMDR, une révolution thérapeutique” de Jacques Roques.
En s’adressant au grand public comme aux professionnels, ce psychanalyste, ex-praticien au CHU de Nîmes, fait œuvre didactique et offre un portrait complet de l’EMDR : troubles, traitement, développements cliniques (Desclée de Brouwer, 2003).

A VOIR :
Une interview filmée de Ludwig Cornil (psychologue et formateur) sur la thérapie EMDR, sur www.psy.be – aller dans « Coin lecture et vidéo », section « Interview vidéo ».

ADRESSE UTILE :
EMDR-France 20, rue d’Armenonville, 92200 Neuilly-sur-Seine.
T. : 01.46.24.55.02. Cet organisme est le seul à délivrer la formation EMDR agréée par Francine Shapiro. Le site Internet emdr-france.org contient la liste des thérapeutes français habilités à pratiquer cette technique.

 

 

la france contre la loi de traçabilité du bois importé ! 18 juillet, 2010

Classé dans : politique,societe — toulna25 @ 15:09

Hier après-midi, les députés européens ont voté un renforcement considérable de la proposition initiale de règlement visant à enrayer les importations de bois illégal en Europe. Les associations de protection de l’environnement les Amis de la Terre, France Nature Environnement (FNE), Greenpeace, Sherpa et World Wildlife Fund (WWF) saluent ce vote de la loi européenne sur l’importation de bois illégal mais sont scandalisés par l’opposition étrange de la France : dans une note que les associations ont pu se procurer, la France demandait aux députés européens français de voter contre le principe d’une traçabilité des produits bois, des forêts de productions aux consommateurs finaux.
Quand on sait que l’Union européenne est l’un des principaux importateurs mondial de bois dont une partie importante provient de l’exploitation illégale des forêts, et qu’il n’existe aujourd’hui aucun cadre juridique au niveau européen permettant d’enrayer ce commerce, une loi sur l’importation de bois illégal est réellement nécessaire.
Le plan d’action européen pour lutter contre les importations de bois illégal et améliorer la gouvernance dans les pays producteurs (FLEGT), lancé en 2003, entre dans sa phase finale : l’adoption d’une loi européenne, contre le commerce de bois illégal.

Les cinq ONG considèrent que ce vote des députés européens pour une loi sanctionnant le commerce de bois illégal est une grande victoire. « Les députés ont suivi l’opinion majoritaire des citoyens européens dont 92% souhaitent une loi garantissant que seul du bois d’origine légale soit commercialisé dans l’Union européenne et que des sanctions plus fortes soient prisent pour les entreprises commercialisant du bois illégal », déclarent ces associations de protection de l’environnement.

Alors qu’il ne reste plus qu’une seule étape à franchir : l’adoption de ce règlement au Conseil de l’Agriculture, les Etats membres de l’Union européenne sont en désaccord. La France, Premier importateur de bois exotique en Europe, ne souhaite pas un règlement trop contraignant qu’elle juge, pénalisant pour les entreprises, malgré les enjeux climatiques, environnementaux et sociaux de la déforestation, sans même avoir mené les expertises nécessaires.

Hors, il faut rappeler que c’est la concurrence déloyale du bois d’origine illégale qui pénalise toute la filière bois et récompense les mauvaises pratiques au détriment du bois d’origine légale et durable. Mais ce vote satisfait les entreprises françaises ayant déjà développé des systèmes vertueux répondant aux obligations que présente ce texte.

« Alors que depuis plusieurs mois, nous demandons en vain la position officielle de la France, nous avons été très surpris d’apprendre que les services du Premier Ministre avaient ainsi envoyé une note aux députés européens leur demandant de ne pas voter « un dispositif trop lourd », « totalement prohibitif » et au contraire de reconnaitre les chartes et autres opérations de verdissement de façade des opérateurs », s’insurgent les associations.

Ce manque de volonté de la France est contraire à sa volonté affichée par le Président et le gouvernement depuis le Grenelle de l’Environnement, de lutter contre la déforestation, les changements climatiques et la perte de biodiversité. Le Président de la République s’était prononcé lors de son discours de clôture du Grenelle de l’Environnement pour que la France soit dorénavant « à la tête de la politique environnementale européenne, avec la Commission et le Parlement européens…».

De son coté, M. Barnier s’est récemment présenté dans la presse comme le candidat de l’éco croissance et d’un grenelle à 27 tandis que Mr. Borloo s’engageait pour la protection des forêts tropicales et avait soutenu sur ce dossier le principe d’une traçabilité totale pour les produits bois, du premier importateur jusqu’au consommateur.

Il serait souhaitable que le gouvernement français adopte dans les jours qui viennent une position officielle à la hauteur de ses ambitions publiques et sans double discours, qui confirme le vote du parlement de la loi européenne sur l’importation de bois illégal. Seule le France qui s’oppose jusqu’à maintenant à ce projet de loi européen pourrait mettre un terme au scandale du bois illégal en Europe.

 

 

matières grasses hydrogénées : danger 31 mars, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 18:56

Les matières grasses ou lipides sont des nutriments très énergétiques. Certains lipides ont des rôles particuliers qui les rendent irremplaçables, ce sont les lipides renfermant des acides gras poly-insaturés essentiels.

Les lipides sont composés principalement de trois acides gras présents naturellement:
– les acides gras saturés ont une vocation énergétique,
– les acides gras poly-insaturés, notament l’acide linoleique (di-insaturé, C18:2) et l’acide linolénique (tri-insaturé, C18:3) ont de nombreux rôles structuraux et fondamentaux : rôle dans la croissance, dans la reproduction, dans la structure des membranes (tissus, nerveux), dans la protection de la peau, dans la formation de certaines hormones, dans la protection et la lutte contre les maladies cardio-vasculaires (ils ont tendance à abaisser le taux de cholestérol sanguin et diminuent les risques d’arthérosclérose). L’acide linolénique ne peut être synthétisé par l’organisme et doit obligatoirement être apporté par l’alimentation.
– les acides gras mono-insaturés ont également une action préventive contre l’arthérosclérose.

Il est donc recommandé de privilégier les matières grasses riches en acides gras insaturés (graines de lin, noix, tournesol, olives, avocat, poissons gras, graines de sésame…), et de limiter les apports en acides gras saturés (viandes, produits laitiers,oeufs, huile de palme, de coprah…) car ils sont directement liés à des problèmes de santé graves lorsqu’ils sont consommés en excès.

Beaucoup de matières grasses poly-insaturées sont à l’état liquide à température ambiante, sensibles à l’oxydation, à la chaleur et à la lumière. Elles peuvent vite devenir rances. Ceci pose problème aux industriels. Ils ont alors développé des méthodes qui permettent de conserver les huiles plus longtemps et qui les rendent plus résistantes. Les méthodes d’extraction consistent à chauffer, en présence d’un solvant, la matière première de l’huile (graines, fruits,…). Les huiles sont ensuite exposées à des métaux semi-toxiques voire toxiques (tels que le nickel et l’aluminium) et parfois blanchies et désodorisées à l’aide de produits chimiques!

D’autre part, les industriels agroalimentaires leur font subir des transformations afin de les rendre solides à température ambiante. Les matières grasses subissent donc une hydrogénation, processus qui consiste à rajouter des atomes d’hydrogène (H+) aux acides gras poly-insaturés des huiles. Cette modification fait d’une huile poly-insaturée une huile plus saturée, huile qui a donc un point de fusion plus élevé. On appelle acides gras trans les acides gras ayant subi une hydrogénation. Les acides gras trans sont d’origine « artificielle » et se trouvent très peu à l’état naturel dans les aliments.

L’hydrogénation transforme donc la structure chimique de ces huiles qui se chargent en ce qu’on appelle les acides gras trans. De récentes études ont montré la nocivité de ces graisses, d’autant que la consommation de matières grasses hydrogénées augmente. On les retrouve dans les plats préparés, les biscuits, les confiseries, les viennoiseries, les pâtes à tarte, les pâtes à tartiner, les chocolats, les céréales, le beurre d’arachide, la margarine et dans certains aliments « santé » ou « diététiques » des rayons de supermarchés!!!

En faisant l’inventaire de ce que vous pouvez consommer, vous serez surpris peut être de voir la quantité d’aliments contenant des matières grasses hydrogénées!!!

Une directive européenne oblige de préciser si il y a eut hydrogénation ou pas. Mais, les industriels ne sont pas tenus de préciser le taux d’acides gras trans, ni de citer le terme « acides gras trans » dans la composition de leurs produits.

Les acides gras trans agissent de la même manière que les acides gras saturés sur le mécanisme du développement des maldies « lipidiques » (= augmente le mauvais cholestérol) pouvant mener à des maladies cardiovasculaires et à des accidents vasculaires-cérébraux. Au delà d’un seuil de 10% d’acides gras trans pour 100 g de matières grasses, ils peuvent être néfastes!!! (A titre d’exemple, un laboratoire a trouvé dans « balisto céréal junior plus » 22,4% de matières grasses trans pour 100 grammes de matières grasses.)

De nombreuses études scientifiques ont mis en évidence le danger pour notre santé de ces nouvelles substances crées par l’industrie. Entre autre, elles ont permis de démontrer que nos cellules n’y étant pas adaptées, ce nouveau type de lipides favorise l’obstruction des vaisseaux sanguins, augmente de façon significative le taux de triglycérides dans le sang, sans oublier tous les effets indésirables des acides gras saturés.

En conclusion : regardez ce que vous mangez, et ne vous fiez pas aux apparences !

 

 

les principes d’Hippocrate

Classé dans : societe — toulna25 @ 18:49

- « Vis medicatix naturae » : la nature recèle son propre pouvoir de guérison
- « Primum non nocere » : d’abord ne pas nuire : les interventions thérapeutiques doivent favoriser le processus naturel de guérison et non être responsables de nouveaux symptômes
- « Tolle causam » : identifier et traiter la cause, plutôt que supprimer les symptômes

- « Docere » : enseigner : le thérapeute doit avoir un rôle d’éducateur et aider ainsi le patient à prendre soin de lui-même pour l’amener sur la voie de la guérison

« Le choix des aliments, de l’exercice et du repos exactement individualisés joint à une certaine tranquillité d’esprit, réalise une harmonie qui constitue une parfaite santé. »

Hippocrate

 

 

le palmier à huile tue les orang outans ! 26 mars, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 0:42

L’orang-outan est l’un des animaux les plus « intelligents » de la forêt, il est aussi l’un des plus proches cousins de l’Homme. Il ne vit, à l’état naturel, que dans les forêts de Bornéo et Sumatra, en Indonésie et Malaisie. L’orang-outan est entièrement dépendant de la forêt, Espèce arboricole, toute sa vie se déroule dans les hauteurs. Il existe deux espèces d’orang-outan : l’orang-outan de Bornéo, classé comme une espèce « en danger » et l’orang-outan de Sumatra, classé comme « en danger critique » d’extinction. (Liste Rouge de l’IUCN)
Plusieurs milliers d’orangs-outans disparaissent chaque année. Il ne reste plus aujourd’hui qu’entre 45 000 et 69 000 orangs-outans sur Bornéo et environ 7300 sur Sumatra. La diminution des populations a été fulgurante. Par exemple, le nombre d’orangs-outans de Sumatra a chuté de 91% depuis 1900. Si des mesures de protection immédiates ne sont pas mises en place, l’orang-outan pourrait bien avoir disparu à l’état sauvage dans les 20 prochaines années. Aujourd’hui, la principale menace qui pèse sur lui est la déforestation, pour la monoculture de palmier à huile tout particulièrement. Le dernier refuge de l’orang-outan est décimé, hectare après hectare, dans le but unique d’installer des plantations industrielles de palmiers à huile.

Les menaces envers l’orang-outan sont multiples. Des orangs-outans sont blessés voire tués dans les incendies utilisés pour « nettoyer la forêt » afin d’installer des milliers d’hectares de plantation de palmiers à huile à bas coût. Certains planteurs qui considèrent l’orang-outan comme un ennemi pour les plantations ne se gênent pas pour les attaquer et les torturer avant de les tuer. La réduction globale de leur habitat ne fait qu’intensifier la fréquence du braconnage ainsi que la capture de jeunes orangs-outans, notamment pour en faire des animaux de compagnie à destination des particuliers, de magasins (pour appâter le client) ou de parcs d’amusement pour touristes. L’exploitation forestière participe également très fortement à la fragmentation de leur habitat. La coupe d’arbres entraîne surtout un problème alimentaire car souvent ce sont des arbres ressources de nourriture pour les orangs-outans. L’arrivée de forestier augmente la pression de braconnage et de capture.
Même les orangs-outans qui sont normalement en sécurité sont menacés. En effet, selon le dernier rapport du PNUE, les aires protégées, dont les parcs nationaux, sont touchées par les incendies (en 2002 et 2004, plus de 50% des feux étaient dans des zones de conservation), et la coupe illégale de bois (dans 37 des 41 parcs nationaux en Indonésie). Face à toutes ces menaces, les orangs-outans sont forcés de fuir, mais vers des habitats beaucoup moins favorables à leur survie. Le résultat : une augmentation du taux de mortalité chez les jeunes et une natalité moindre chez les femelles.

 

 

devenons tous locavores ! 24 mars, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 23:22

Après les omnivores, voici les locavores. Ce nouveau groupe d’idéalistes rassemble des consommateurs autour de l’idée simple qui est de se nourrir localement de manière exclusive.

Les locavores, ce sont donc ces personnes qui respectent une discipline alimentaire à la fois nouvelle et complexe: s’alimenter de produits dont l’origine géographique est située à moins de 160 km de leur assiette….

Il est vrai que la hausse du prix des denrées alimentaires, la fluctuation des cours du brut, l’envie de polluer moins et de préserver l’environnement jouent en faveur du manger local!

Finies les tomates toute l’année, le coup de fourchette s’adapte désormais aux 4 saisons! d’ailleurs certains pratiquent la cueillette sur les lieux de production.

Cette communauté est née en 2006, à San Francisco. Aujourd’hui, la branche new-yorkaise compte environ 500 membres actifs.

Une fois par semaine, un agriculteur de la région de New York vient livrer des fruits et des légumes frais au jardin de la communauté locavore de Brooklyn.

De plus, toujours aux Etats-Unis, pays d’origine de la junkfood, quelques restaurants branchés de la 5e avenue sont déjà à la page en proposant des menus « 100 miles ».

Le restaurant du siège de Google a été baptisé « café 150″ car tout ce qui est servi est produit dans un rayon de moins de 150 miles.

Au Royaume-Uni, il y a plus de 550 fermes qui génèrent un chiffre d’affaires annuel de $ 276 millions. En Australie, le nombre de fermes locales est passé de 30 en 2002 à 80 en 2006.

Plus besoin de manger des produits qui viennent du bout du monde, le secret est de préférer les produits de saison et de ne pas succomber à la tentation des fraises d’Espagne et autres végétaux « long courrier » ou serres surchauffées.

Les débats se succèdent sur le sujet et la presse s’en est d’ailleurs emparé. Le terme de « locavore » a même fait son entrée dans la version 2008 du New Oxford American Dictionary.

 

 

huile de palme, attention danger !

Classé dans : societe — toulna25 @ 23:14

À cause de son très faible coût, l’huile de palme est de plus en plus utilisée dans une grande variété de produits : céréales, margarine, crème glacée, biscuiteries, pains industriels, barres chocolatées…
Rajouter du gras (huile de palme), dans une alimentation déjà trop riche en corps gras saturés, n’est pas bon pour la santé.
De plus, les plantations de palmiers à huile causent la destruction de la forêt tropicale (extinction des orang-outan…) et causent le rejet très important de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. (A cause des feux de foret, l’Indonésie est devenu le troisième producteur de CO2 de la planète.)
À l’instar des gras trans, les gras saturés contribuent également à augmenter le mauvais cholestérol. Les gras saturés sont généralement solides à la température ambiante. On les retrouve dans les collations, les produits de boulangerie et les aliments qui contiennent du lard et de l’huile de palme ou de coco.
Dites « oui » aux gras polyinsaturés, surtout aux oméga-3
Les gras polyinsaturés font également baisser le mauvais cholestérol en améliorant la tension artérielle et en réduisant l’accumulation de plaques.
On retrouve les acides gras oméga-3, de la famille des polyinsaturés, dans les poissons gras comme le saumon, la truite, le hareng et les sardines. Les graines de lin moulues, l’huile de lin sont également d’excellentes sources….
Il importe de consommer tous les types de gras avec modération.
En limitant votre consommation de gras trans et saturés et en privilégiant plutôt les gras monoinsaturés et polyinsaturés, vous arriverez à équilibrer votre taux de cholestérol.
Votre cœur vous en sera reconnaissant!
Ces huiles (palme, …) ne devraient pas porter le nom d’huile mais de graisse
Elles ne sont pas fluides mais concrètes, dures à température ambiante à cause de leur richesse en acides gras saturés bien supérieure à celle des graisses animales comme le beurre.
L’American Hearst Association, la grande association de lutte contre les maladies cardiovasculaires, avait aussi mis en garde contre une application trop rapide, qui pourrait pousser les restaurateurs à trop vite se replier vers des huiles tout aussi dommageables (l’huile de palme par exemple) .
Les plantations de palmiers à huile remplacent peu à peu les forêts du sud-est asiatique et d’Afrique centrale. Déboisées par le feu, elles disparaissent, entraînant avec elle des espèces animales telles que l’orang-outan. Mais au-delà de ces conséquences dramatiques, qui touchent déjà les populations locales, c’est le fragile équilibre de notre planète qui est lui-même bouleversé…
Une étude récente révèle que la demande agro-alimentaire et cosmétique pour de l’huile de palme, une huile végétale que l’on peut trouver dans un produit sur dix sur les étagères de nos supermarchés, va entrainer l’extinction des orangs-outans. « Le Scandale des singes pour de l’huile », publié par les Amis de la Terre, conclut que, sans une intervention urgente, le commerce de l’huile de palme pourrait causer l’extinction des seuls grands singes d’Asie d’ici 12 ans.

 

 

ce qui nous rapproche des rats 14 février, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 14:11

Une expérience a été effectuée sur des rats. Pour étudier leur aptitude à nager, un chercheur du laboratoire de biologie comportementale de la faculté de Nancy, Didier Desor, en a réuni six dans une cage dont l’unique issue débouchait sur une piscine qu’il leur fallait traverser pour atteindre une mangeoire distribuant les aliments. On a rapidement constaté que les six rats n’allaient pas chercher leur nourriture en nageant de concert. Des rôles sont apparus qu’ils s’étaient ainsi répartis : deux nageurs exploités, deux non nageurs exploiteurs, un nageur autonome et un non nageur souffre-douleur.

Les deux exploités allaient chercher la nourriture en nageant sous l’eau. Lorsqu’ils revenaient à la cage, les deux exploiteurs les frappaient et leur enfonçaient la tête sous l’eau jusqu’à ce qu’ils lâchent leur magot. Ce n’est qu’après avoir nourri les deux exploiteurs que les deux exploités soumis pouvaient se permettre de consommer leur propre croquette. Les exploiteurs ne nageaient jamais, ils se contentaient de rosser les nageurs pour être nourris.

L’autonome était un nageur assez robuste pour ramener sa nourriture et passer les exploiteurs pour se nourrir de son propre labeur. Le souffre-douleur, enfin, était incapable de nager et incapable d’effrayer les exploités, alors il ramassait les miettes tombées lors des combats. La même structure – deux exploités, deux exploiteurs, un autonome et un souffre-douleur se retrouva dans les vingt cages où l’expérience fut reconduite.

Pour mieux comprendre ce mécanisme de hiérarchie, Didier Desor plaça six exploiteurs ensemble. Ils se battirent toute la nuit. Au matin, ils avaient recréé les mêmes rôles. Deux exploiteurs, deux exploités, un souffre douleur, un autonome. Et on a obtenu encore le même résultat en réunissant six exploités dans une même cage, six autonomes, ou six souffre-douleur.

Puis l’expérience a été reproduite avec une cage plus grande contenant deux cents individus. Ils se sont battus toute la nuit, le lendemain il y avait trois rats crucifiés dont les autres avaient arraché la peau. Moralité : plus la société est nombreuse plus la cruauté envers les souffre-douleur augmente. Parallèlement, les exploiteurs de la cage des deux cents entretenaient une hiérarchie de lieutenants afin de répercuter leur autorité sans même qu’ils aient besoin de se donner le mal de terroriser les exploités.

Autre prolongation de cette recherche, les savants de Nancy ont ouvert par la suite les crânes et analysés les cerveaux. Or, les plus stressés n’étaient ni les souffre-douleur, ni les exploités, mais les exploiteurs. Ils devaient affreusement craindre de perdre leur statut privilégié et d’être obligés d’aller un jour au travail.

Bernard Werber (Encyclopédie du savoir relatif et absolu)

L’homme serait un rat ?
Ou plutôt : l’homme n’est guère différent des rats finalement ? Voilà une conclusion qui pourrait venir à l’esprit et d’autant plus facilement que ce qui est décrit au travers de cette expérience correspond à une certaine réalité de ce dont sont capables les humains. Oui les hommes se comportent comme des rats !

Quelles sont les conséquences d’une telle conclusion ? Tout d’abord une vision plutôt dégradée et brutale de l’humanité. Une dégradation d’autant plus forte et dure à faire évoluer qu’elle se pare des attributs de la science. On aurait beau jeu de décrire cette expérience scientifique à une personne ayant une vision plus noble de l’homme qui ne pourrait se fonder que sur quelques exemples et aucune étude sérieuse.

Quelles sont les conséquences d’une vision dégradée de l’homme ? Une vision dégradée de l’humanité condamne l’humanité à cette dégradation. Cela peut paraître excessif mais cette vision nous rend réceptif à des messages du type « on ne peut arriver à rien avec cet homme là, il faut le dresser ! ». Tout se passe comme si nous avions créé une petite brèche dans un tissu, tôt ou tard cette brèche sera la cause d’un déchirement de l’ensemble du tissu.

Alors quoi ?
C’est d’abord la science au travers de cette expérience qui nous le dit. Il y a une confusion dangereuse entre la science qui est un ensemble aux frontières mal délimitées et la méthode scientifique qui au contraire est très cadrée et irréfutable. La méthode scientifique impose qu’une expérience soit observable et reproductible. Quel scientifique se risquerait à affirmer que 6 hommes dans une cage développeraient de manière systématique des comportements aussi stéréotypés que ceux observés chez des rats ?

Cette expérience fait apparaître que les rats sont moins stressés dans le rôle de l’exploité que dans celui de l’exploitant et pourtant ils continuent d’adopter des comportements stressants. Cela va d’ailleurs à l’encontre d’une vision de l’animal en totale harmonie avec son environnement. Là aussi l’homme sombre facilement dans ces travers, la propriété le pousse à acquérir des alarmes et la position sociale le pousse à être méfiant. Mais là encore l’homme est capable de contredire cette mécanique et de préférer vivre en harmonie avec lui-même et son environnement.

Tant qu’il y aura un homme pour contredire une telle expérience, il y aura un espoir et un exemple pour les autres, et oui l’homme restera bien plus qu’un animal.

« La non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l’animal. » Gandhi

 

 

dian fossey

Classé dans : societe — toulna25 @ 14:03

Dian Fossey

Éthologiste et primatologue américaine (San Francisco 1932-Karisoke, Rwanda, 1985).
Pendant dix-sept ans, elle étudia le comportement social des gorilles de montagne, au Rwanda, et lutta pour leur protection.
Avant de partir pour l’Afrique, Dian Fossey travaillait comme spécialiste de thérapie rééducative aux États-Unis. Mais elle rêvait depuis son enfance de travailler sur le continent africain. En 1963, elle se rend pour la première fois au Rwanda pour voir les gorilles de montagne Gorilla beringei, une espèce distincte de gorille. Lors de ce safari, elle rencontre Louis Leakey, anthropologue renommé, qui, trois ans plus tard, la choisit pour faire une étude de terrain sur ces mêmes gorilles de montagne, dont le comportement est alors très mal connu. Pour effectuer ce travail, qu’elle accepte immédiatement, elle reçoit, tout comme Jane Goodall qui a commencé son projet sur les chimpanzés en 1960, des fonds d’un ami personnel de Louis Leakey, Leighton A. Wilkie, et bénéficie d’une bourse scientifique à long terme offerte par la National Geographic Society.
Elle travaille dans les montagnes des Virungas, toute seule et à deux heures de marche du village le plus proche. C’est dans le Parc national des volcans, que, petit à petit, elle crée le Centre de recherche de Karisoke. Elle se voue à l’observation des gorilles de montagne et elle réalise l’impossible : après de longues heures d’approche et d’observation, elle est enfin acceptée par ces géants doux et réussit des exploits inconnus jusque-là. Assise parmi eux, dans leur groupe familial, elle copie leur comportement et fait semblant de manger la végétation tout en émettant des grognements afin que les gorilles l’intègrent complètement dans leur groupe lors des activités quotidiennes. Les gorilles sont parfaitement à l’aise en sa compagnie, lui permettant de réunir des données scientifiques uniques et précieuses. Elle localise et observe plusieurs familles différentes et passe le plus clair de son temps à grimper dans la forêt pluvieuse à la végétation dense et épineuse qui couvre cette chaîne de volcans chevauchant le Rwanda, le Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) et l’Ouganda et qui constitue l’unique région au monde où vit le gorille de montagne.
Après plusieurs années de recherche scientifique, Dian Fossey se consacre de plus en plus à la protection et à la sauvegarde de l’espèce et de son habitat. Cependant, son action lui vaut également beaucoup d’ennemis, car elle entre souvent en conflit avec les gens du pays, braconniers ou chasseurs, mais aussi paysans qui luttent durement pour obtenir suffisamment de nouvelles terres agricoles afin de combler leurs besoins croissants en nourriture.
C’est peut-être avec la mort de son « gorille bien-aimé » Digit, tué en 1977 par des braconniers, que Dian Fossey attire réellement l’attention du monde entier sur la lutte pour sauver les derniers gorilles de montage. À cette époque, elle décide de créer une association, le « Digit Fund ». Les dons versés sont utilisés pour aider et protéger l’espèce. Afin de rédiger un livre, elle rentre en 1980 aux États-Unis pour quelques années, et travaille comme professeur à l’université de Cornell, dans l’État de New York. Connue de par le monde à travers une multitude de publications et de reportages dans la presse écrite et télévisée, elle donne également de nombreuses conférences dans le cadre de la Fondation Leakey. En 1983, paraît son livre regroupant les données scientifiques réunies pendant ses années de recherche : Gorillas in the mist (Treize ans chez les gorilles, en français) devient immédiatement un ouvrage de référence pour la connaissance de ces primates. Le 27 décembre 1985, on la découvre assassinée à coups de machette sur son lieu de recherche, à Karisoke. Son assassin n’a jamais été retrouvé. Le Centre de recherche de Karisoke fonctionne encore aujourd’hui ; d’autres chercheurs y poursuivent son œuvre.

 

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