the dragonfly

on voyage, non pour changer de lieu, mais d’idées…

 

ce qui nous rapproche des rats 14 février, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 14:11

Une expérience a été effectuée sur des rats. Pour étudier leur aptitude à nager, un chercheur du laboratoire de biologie comportementale de la faculté de Nancy, Didier Desor, en a réuni six dans une cage dont l’unique issue débouchait sur une piscine qu’il leur fallait traverser pour atteindre une mangeoire distribuant les aliments. On a rapidement constaté que les six rats n’allaient pas chercher leur nourriture en nageant de concert. Des rôles sont apparus qu’ils s’étaient ainsi répartis : deux nageurs exploités, deux non nageurs exploiteurs, un nageur autonome et un non nageur souffre-douleur.

Les deux exploités allaient chercher la nourriture en nageant sous l’eau. Lorsqu’ils revenaient à la cage, les deux exploiteurs les frappaient et leur enfonçaient la tête sous l’eau jusqu’à ce qu’ils lâchent leur magot. Ce n’est qu’après avoir nourri les deux exploiteurs que les deux exploités soumis pouvaient se permettre de consommer leur propre croquette. Les exploiteurs ne nageaient jamais, ils se contentaient de rosser les nageurs pour être nourris.

L’autonome était un nageur assez robuste pour ramener sa nourriture et passer les exploiteurs pour se nourrir de son propre labeur. Le souffre-douleur, enfin, était incapable de nager et incapable d’effrayer les exploités, alors il ramassait les miettes tombées lors des combats. La même structure – deux exploités, deux exploiteurs, un autonome et un souffre-douleur se retrouva dans les vingt cages où l’expérience fut reconduite.

Pour mieux comprendre ce mécanisme de hiérarchie, Didier Desor plaça six exploiteurs ensemble. Ils se battirent toute la nuit. Au matin, ils avaient recréé les mêmes rôles. Deux exploiteurs, deux exploités, un souffre douleur, un autonome. Et on a obtenu encore le même résultat en réunissant six exploités dans une même cage, six autonomes, ou six souffre-douleur.

Puis l’expérience a été reproduite avec une cage plus grande contenant deux cents individus. Ils se sont battus toute la nuit, le lendemain il y avait trois rats crucifiés dont les autres avaient arraché la peau. Moralité : plus la société est nombreuse plus la cruauté envers les souffre-douleur augmente. Parallèlement, les exploiteurs de la cage des deux cents entretenaient une hiérarchie de lieutenants afin de répercuter leur autorité sans même qu’ils aient besoin de se donner le mal de terroriser les exploités.

Autre prolongation de cette recherche, les savants de Nancy ont ouvert par la suite les crânes et analysés les cerveaux. Or, les plus stressés n’étaient ni les souffre-douleur, ni les exploités, mais les exploiteurs. Ils devaient affreusement craindre de perdre leur statut privilégié et d’être obligés d’aller un jour au travail.

Bernard Werber (Encyclopédie du savoir relatif et absolu)

L’homme serait un rat ?
Ou plutôt : l’homme n’est guère différent des rats finalement ? Voilà une conclusion qui pourrait venir à l’esprit et d’autant plus facilement que ce qui est décrit au travers de cette expérience correspond à une certaine réalité de ce dont sont capables les humains. Oui les hommes se comportent comme des rats !

Quelles sont les conséquences d’une telle conclusion ? Tout d’abord une vision plutôt dégradée et brutale de l’humanité. Une dégradation d’autant plus forte et dure à faire évoluer qu’elle se pare des attributs de la science. On aurait beau jeu de décrire cette expérience scientifique à une personne ayant une vision plus noble de l’homme qui ne pourrait se fonder que sur quelques exemples et aucune étude sérieuse.

Quelles sont les conséquences d’une vision dégradée de l’homme ? Une vision dégradée de l’humanité condamne l’humanité à cette dégradation. Cela peut paraître excessif mais cette vision nous rend réceptif à des messages du type « on ne peut arriver à rien avec cet homme là, il faut le dresser ! ». Tout se passe comme si nous avions créé une petite brèche dans un tissu, tôt ou tard cette brèche sera la cause d’un déchirement de l’ensemble du tissu.

Alors quoi ?
C’est d’abord la science au travers de cette expérience qui nous le dit. Il y a une confusion dangereuse entre la science qui est un ensemble aux frontières mal délimitées et la méthode scientifique qui au contraire est très cadrée et irréfutable. La méthode scientifique impose qu’une expérience soit observable et reproductible. Quel scientifique se risquerait à affirmer que 6 hommes dans une cage développeraient de manière systématique des comportements aussi stéréotypés que ceux observés chez des rats ?

Cette expérience fait apparaître que les rats sont moins stressés dans le rôle de l’exploité que dans celui de l’exploitant et pourtant ils continuent d’adopter des comportements stressants. Cela va d’ailleurs à l’encontre d’une vision de l’animal en totale harmonie avec son environnement. Là aussi l’homme sombre facilement dans ces travers, la propriété le pousse à acquérir des alarmes et la position sociale le pousse à être méfiant. Mais là encore l’homme est capable de contredire cette mécanique et de préférer vivre en harmonie avec lui-même et son environnement.

Tant qu’il y aura un homme pour contredire une telle expérience, il y aura un espoir et un exemple pour les autres, et oui l’homme restera bien plus qu’un animal.

« La non-violence est la loi de notre espèce tout comme la violence est la loi de l’animal. » Gandhi

 

 

dian fossey

Classé dans : societe — toulna25 @ 14:03

Dian Fossey

Éthologiste et primatologue américaine (San Francisco 1932-Karisoke, Rwanda, 1985).
Pendant dix-sept ans, elle étudia le comportement social des gorilles de montagne, au Rwanda, et lutta pour leur protection.
Avant de partir pour l’Afrique, Dian Fossey travaillait comme spécialiste de thérapie rééducative aux États-Unis. Mais elle rêvait depuis son enfance de travailler sur le continent africain. En 1963, elle se rend pour la première fois au Rwanda pour voir les gorilles de montagne Gorilla beringei, une espèce distincte de gorille. Lors de ce safari, elle rencontre Louis Leakey, anthropologue renommé, qui, trois ans plus tard, la choisit pour faire une étude de terrain sur ces mêmes gorilles de montagne, dont le comportement est alors très mal connu. Pour effectuer ce travail, qu’elle accepte immédiatement, elle reçoit, tout comme Jane Goodall qui a commencé son projet sur les chimpanzés en 1960, des fonds d’un ami personnel de Louis Leakey, Leighton A. Wilkie, et bénéficie d’une bourse scientifique à long terme offerte par la National Geographic Society.
Elle travaille dans les montagnes des Virungas, toute seule et à deux heures de marche du village le plus proche. C’est dans le Parc national des volcans, que, petit à petit, elle crée le Centre de recherche de Karisoke. Elle se voue à l’observation des gorilles de montagne et elle réalise l’impossible : après de longues heures d’approche et d’observation, elle est enfin acceptée par ces géants doux et réussit des exploits inconnus jusque-là. Assise parmi eux, dans leur groupe familial, elle copie leur comportement et fait semblant de manger la végétation tout en émettant des grognements afin que les gorilles l’intègrent complètement dans leur groupe lors des activités quotidiennes. Les gorilles sont parfaitement à l’aise en sa compagnie, lui permettant de réunir des données scientifiques uniques et précieuses. Elle localise et observe plusieurs familles différentes et passe le plus clair de son temps à grimper dans la forêt pluvieuse à la végétation dense et épineuse qui couvre cette chaîne de volcans chevauchant le Rwanda, le Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) et l’Ouganda et qui constitue l’unique région au monde où vit le gorille de montagne.
Après plusieurs années de recherche scientifique, Dian Fossey se consacre de plus en plus à la protection et à la sauvegarde de l’espèce et de son habitat. Cependant, son action lui vaut également beaucoup d’ennemis, car elle entre souvent en conflit avec les gens du pays, braconniers ou chasseurs, mais aussi paysans qui luttent durement pour obtenir suffisamment de nouvelles terres agricoles afin de combler leurs besoins croissants en nourriture.
C’est peut-être avec la mort de son « gorille bien-aimé » Digit, tué en 1977 par des braconniers, que Dian Fossey attire réellement l’attention du monde entier sur la lutte pour sauver les derniers gorilles de montage. À cette époque, elle décide de créer une association, le « Digit Fund ». Les dons versés sont utilisés pour aider et protéger l’espèce. Afin de rédiger un livre, elle rentre en 1980 aux États-Unis pour quelques années, et travaille comme professeur à l’université de Cornell, dans l’État de New York. Connue de par le monde à travers une multitude de publications et de reportages dans la presse écrite et télévisée, elle donne également de nombreuses conférences dans le cadre de la Fondation Leakey. En 1983, paraît son livre regroupant les données scientifiques réunies pendant ses années de recherche : Gorillas in the mist (Treize ans chez les gorilles, en français) devient immédiatement un ouvrage de référence pour la connaissance de ces primates. Le 27 décembre 1985, on la découvre assassinée à coups de machette sur son lieu de recherche, à Karisoke. Son assassin n’a jamais été retrouvé. Le Centre de recherche de Karisoke fonctionne encore aujourd’hui ; d’autres chercheurs y poursuivent son œuvre.

 

 

16 connards dans une ferme 10 février, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 21:07

Pour TF1, l’Afrique ça pique

Combien de temps faudra-t-il encore subir la litanie de clichés éculés sur l’Afrique dans les médias généralistes occidentaux ? Déjà si souvent réduit à son manque d’atomes crochus avec la démocratie, à sa pauvreté généralisée, à ses guerres ethniques ou à son goût prononcé pour la corruption, le continent n’a-t-il pas évolué au cours des derniers lustres pour qu’on le caricature encore, en 2010, comme une terre d’aventure hostile, peuplée de hardes d’animaux sauvages et dangereux, où la température ne descend jamais au-dessous de 45 °C et où les moustiques sont avides du sang frais des petits Blancs ?

Quatre-vingts ans après Tintin au Congo – Hergé avait au moins l’excuse d’être, si l’on peut dire, de son époque –, la chaîne privée française TF1 (la première d’Europe) vient de relancer un programme de téléréalité qui, cette fois, flirte dangereusement avec les poncifs racistes. Son nom : « La Ferme Célébrités ». Réunir seize ersatz de sous-vedettes (si, si, c’est possible) pour les filmer 24 heures sur 24 en train de traire des vaches ou de nettoyer une écurie n’élève déjà pas particulièrement l’esprit. Mais le divertissement en question propose, à l’occasion de sa troisième édition, de quitter la campagne française pour poser ses bagages dans la réserve naturelle de Zulu Nyala, en Afrique du Sud. « ça va être chaud ! » comme l’écrit un très sérieux quotidien parisien : brousse, savane, bestioles et… maladies. Interrogés par la presse hexagonale, que cet exotisme inattendu interpelle visiblement, les deux animateurs vedettes de l’émission, que nous ne citerons pas, par charité, enchaînent les perles consternantes sans que personne n’y trouve à redire : « Entre les animaux qui piquent et la température qui dépasse 50 °C, les candidats ne vont pas être ménagés » ; « Notre rôle est de voir comment ils vont survivre en Afrique » ; « Qu’y a-t-il de mal à partir en Afrique pour voir des animaux et rigoler un peu » ; ou encore : « Les papillons ont la taille d’un deltaplane »… Angela Lorente, Madame Téléréalité chez TF1, elle, a rassemblé ses neurones pour résumer l’objectif du programme : « On va jouer sur l’hostilité, c’est ça le but en les emmenant en Afrique. Avec les animaux, on a tous les ingrédients pour faire un bon divertissement »… Fort heureusement, les concepteurs de l’émission n’ont pas songé à introduire quelques êtres humains, même pour séduire la fameuse ménagère de moins de 50 ans. Sinon, nous aurions eu droit à des autochtones cannibales vêtus de peaux d’antilopes… Bref, le pire est à craindre pendant les dix semaines que va durer ce bêtisier à ciel ouvert.

Le racisme ordinaire, qui se nourrit essentiellement de l’ignorance, avait-il besoin d’une telle publicité ?

Marwane 
Ben Yahmed

 

 

françafrique… 8 février, 2010

Classé dans : politique — toulna25 @ 20:05

Il y a des mots qui dégagent de prime abord une connotation positive ou négative. Le mot « francafrique » relève de la dernière catégorie car pour ceux qui ont regardé ne serait-ce que de loin les relations franco-africaines ne peuvent s’empêcher de se boucher le nez du fait de l’odeur nauséabonde qui s’en dégage. Comment ramasser toutes les pratiques de ces relations en une seule formule ? C’est désormais fait depuis la naissance du mot « francafrique », en attendant mieux.
C’est le mot le plus explicite en la matière. Il y a cependant une définition qui essaie de situer le noyau dur de ces relations, elle a été donnée dans « France-Cameroun, croisement dangereux » publié par Agir ici et Survie.

La « Francafrique » désigne une nébuleuse d’acteurs économiques politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseau et lobbies, et polarisée sur l’accaparement de deux rentes : les matières premières et l’aide publique au développement. La logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système, auto-dégradant, se régule dans la communication. Il est naturellement hostile à la démocratie. Le terme évoque aussi la confusion, une familiarité domestique touchant vers la pauvreté.

Ce mot vient d’être repris comme titre d’un ouvrage de François Xavier Vershave (La francafrique le plus long scandale de la République). L’auteur qui connaît la Francafrique pour en être un des grands critiques est un dirigeant de l’association Survie, qui édite entre autres les « Billets d’Afrique » et « Les dossiers noirs de la politique africaine de la France ». Il est par ailleurs l’auteur de « Complicité de génocide ? La politique de la France au Rwanda » (la Découverte, 1994), sans oublier son dernier ouvrage « Noir silence, qui arrêtera la Francafrique ? »

La Francafrique, sous-titre « le plus long scandale de la République » est riche. Il souligne trois lignes de force qui caractérisent les relations franco-africaines : l’opacité de l’information, les crimes dont les Africains sont toujours victimes, et les complicités des régimes africains.
L’opacité de l’information concerne en premier lieu la France dont la population non-initiée ne sait rien sinon que la France, « patrie des droits de l’homme », terre d’asile fait beaucoup d’efforts pour le développement de l’Afrique. Cette ignorance est renforcée par le silence, le désintérêt ou mieux les complicités des médias français sur les problèmes touchant l’Afrique. Aussi les hommes des réseaux n’hésitent pas à éliminer, y compris physiquement, les Français gênants (Mme Borel est là pour confirmer mes dires).

C’est un euphémisme de dire que le nombre de victimes africaines est 5.000 fois supérieur à ce que l’on nous dit. C’est ainsi que les Français ordinaires ignorent l’implication de la France dans le génocide de 1994 au Rwanda. Des massacres de nature génocidaire des Bamilikes du Cameroun au début des années 1960 que de nombreux assassinats des hommes politiques africains, opposants aux préposés de la Francafrique ou membres du réseau qui
s’égarent sur le chemin de l’indépendance.

Les crimes de la Francafrique vont de l’élimination physique (Félix Moumie, Tombalbay, Autel Bono, Sylvanus Olympio, le juge Borel, etc.) à l’encouragement des guerres civiles et conflits sociaux sur l’émancipation des haines ethniques (Rwanda, Congo, Zaire, Djibouti, Centrafrique) en passant par les crimes économiques qui ont plusieurs formes, en premier lieu le pétrole (Cameroun, Congo, Gabon, et Tchad) l’encouragement du Biafra (1967-1970) afin de disloquer le Nigéria et mettre la main sur le pétrole. Ces crimes politiques vont au-delà du pré-carré francophone pour inclure désormais l’Angola, le Liberia, etc.

Les hommes à la base de cette politique française peuvent être regroupés en plusieurs catégories : les présidents, premiers ministres et les officiels qui tiennent un discours politiquement correct pour amuser la galerie (de Gaulle, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Chirac).
La deuxième catégorie visible, ce sont les ministres, les ambassadeurs et Messieurs « Afrique », dont les membres sont souvent les criminels recrutés à l’extrême-droite, afin d’éviter une quelconque sympathie pour les Africains. Ils servent des hommes à tout faire, des membres nobles du réseau dont la crème était Jacques Foccart et une série d’hommes intermédiaires. Les réseaux sont cousus, noués dans des sociétés d’obédience franc-maçonne et rose-croix. La troisième colonne de la Francafrique est constituée des complices locaux, qui participent à la destination de l’avenir de leurs peuples et leurs continents.

La crème fut Houphouët Boigny. De nos jours plus d’un est toujours là, défiant toute initiative démocratique : Omar Bngo, Sassou Ngesso, Idriss Deby, Paul Biya, Charles Taylor, Blaise Compaoré, IOG (1). Le gros morceau, Sani Abacha est parti trop tôt. Le régime d’apartheid fut le plus solide associé de la France, qui n’a jamais cru que ce régime allait disparaître. C’est ainsi que le représentant de l’ANC à Paris fut liquidé comme un poulet en 1987, il s’agit de Dulcie September.

Au moment où avait eu lieu des procès en assises comme celui de Bob Denard, la crème des criminels de la Francafrique, le jeu des ombres et fausses lumières de la Francafrique n’est pas prêt à tirer le rideau. Chaque fois on parle de réformer, mais pourtant rien ne bouge. La droite comme la gauche font une quand il faut couvrir les crimes en Afrique. C’est le ministre délégué à la coopération de la « nouvelle politique » de Lionel Jospin, en l’occurrence Charles Josselin, qui disait au sujet du Rwanda : « Ce ne sont pas les Français qui tenaient les machettes ». Il oublie très vite l’aide précieuse que les autorités françaises, et leurs militaires ont apportée à un régime agonisant. – MQ

(1) Ndlr. Depuis longtemps l’auteur se refuse à écrire le nom du président de la République de Djibouti, M. Ismaël Omar Guelleh.

 

 

quelques proverbes…

Classé dans : loisirs — toulna25 @ 20:03

La vraie liberté, c’est pouvoir toute chose sur soi.

Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence.

La liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres.

Quand on aime la justice, on est toujours un révolté…

Tant que l’État existe, pas de liberté; quand régnera la liberté, il n’y aura plus d’État.

J’étais un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets.

On met la femme au singulier quand on a du bien à en dire, et on en parle au pluriel sitôt qu’elle vous a fait quelque méchanceté.

Partout où l’homme a dégradé la femme, il s’est dégradé lui-même.

Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous. /Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.

Le progrès spirituel exige de nous que nous cessions de tuer les autres êtres vivants pour nos besoins corporels. /Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre.

Un homme cruel avec les animaux ne peut être un homme bon.

La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée.

La haine tue toujours, l’amour ne meurt jamais.

Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.

Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit.

Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.

 

 

article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et préambule de la Constitution du 24 juin 1793

Classé dans : societe — toulna25 @ 20:02

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »

 

 

histoire (en bref) de l’île maurice… 7 février, 2010

Classé dans : societe — toulna25 @ 23:02

L’île était inhabitée lorsqu’elle fut découverte par les Portugais en 1507.
Les Hollandais, qui l’occupèrent de 1598 à 1710, lui donnèrent le nom de Maurice de Nassau. Ils y exploitèrent le bois plus qu’ils n’y développèrent la culture de la canne, du coton et du tabac.
Maurice devint possession de la Compagnie des Indes en 1715, puis du roi de France en 1767 et, rebaptisée île de France, fut, au XVIIIème siècle, le fleuron de l’empire colonial français dans l’océan Indien, centre du commerce et de la «course».
Elle fut conquise en 1810 par les Britanniques qui, après s’être fait reconnaître cette possession par le traité de Paris en 1814, laissèrent aux colons français l’usage de leur langue et du Code civil ; beaucoup de ces colons français restèrent, constituant le groupe des Franco-Mauriciens, grands propriétaires fonciers et hommes d’affaires.
La culture de la canne s’étendit, d’abord avec une main-d’œuvre d’esclaves africains et malgaches, puis, après l’abolition de l’esclavage, en 1835, en ayant recours à une abondante main-d’oeuvre indienne sous contrat, dont une grande part se fixa dans l’île.
En 1885, les Britanniques créèrent un Conseil législatif.
L’île resta colonie britannique jusqu’à son accession à l’indépendance, le 12 mars 1968, sous la conduite du Dr Seewoosagur Ramgoolam.
En 1982, le Mouvement militant mauricien (MMM), créé en 1969 par Paul Bérenger, remporta les élections législatives. Aneerood Jugnauth devint Premier ministre et le resta jusqu’en 1995, malgré sa rupture (1983) avec le MMM.
Visite du Président Mitterrand, le 2 décembre 1990.

Le 12 mars 1992, Maurice est devenue une république, tout en restant au sein du Commonwealth.
En 1993, elle a accueilli le cinquième Sommet de la Francophonie.
En décembre 1995, la victoire électorale de la coalition formée par le Parti travailliste mauricien et le Mouvement militant mauricien a porté le travailliste Navim Ramgoolam au poste de Premier ministre.
Février 1999 : Émeutes (après la mort suspecte de Joseph Topize, dit Kaya, chanteur de reggae), 3 morts.

 

 

google chrome, l’arnaque…

Classé dans : societe — toulna25 @ 22:38

Trois jours après sa sortie, Google Chrome fait déjà tiquer les défenseurs de la vie privée, notamment après la lecture des conditions générales d’utilisation du navigateur (CGU).
Elles précisaient, dans un premier temps, que Google s’arrogeait « une licence permanente, irrévocable, mondiale, gratuite et non exclusive permettant de reproduire, modifier et distribuer » n’importe quel contenu que l’internaute aurait envoyé via son navigateur. Les CGU indiquaient, par ailleurs, que ce contenu pouvait être mis à disposition d’autres sociétés partenaires de Google.
De nombreux utilisateurs ont immédiatement pointer les dérives de ce type de formulation. Du coup, le moteur de recherche a rapidement fait marche arrière. Modifiées, les CGU précisent maintenant que l’internaute conserve le copyright et tous les autres droits qu’il détient sur le contenu qu’il soumet, poste ou affiche via Chrome.
« Afin de simplifier les choses pour nos utilisateurs, nous essayons d’utiliser le même cadre légal pour un grand nombre de nos produits », a justifié Google dans une déclaration à News.com. « Quelquefois, comme dans le cas de Google Chrome, ce cadre comprend des termes qui ne s’appliquent pas correctement à l’utilisation de ce produit ».

 

 

recel de détournement de fonds publics

Classé dans : politique — toulna25 @ 22:28

Paul Biya est le président-dictateur du Cameroun, l’un des pays les plus corrompu au monde. Les exactions dressées par Amnesty International sont cependant des plus banales :

Homicides illégaux d’opposants politiques

Violations des droits humains des militants politiques

Violation du droit de réunion pacifique

Procès à caractère politique

Persécution des défenseurs des droits humains

Des journalistes privés du droit à la liberté d’expression

Torture et autres types de traitements cruels, inhumains ou dégradants

Détention de longue durée de membres du SDF sans jugement

La liste est longue et je préfère m’arrêter là. Ce qui m’intéresse aujourd’hui est moins de savoir comment cet Homme a su s’adapter à tous les évènements mondiaux depuis 1982 pour pérenniser sa mauvaise gestion, mais plutôt de savoir quels sont les leviers qui lui permettent aujourd’hui de continuer à spolier son pays.

La Françafrique

Le Cameroun en France, c’est tout d’abord un Homme d’affaire Français sulfureux, proche de Nicolas Sarkozy, très proche de Nicolas Sarkozy. Il est également patron d’un journal gratuit qui lui permet à l’occasion de passer la brosse à reluire d’un dictateur Africain en mal de reconnaissance. Il possède également un empire industriel très propre sur lui en France.

Paul Biya a donc été introduit par cet Homme d’affaire Français auprès du président français en octobre 2007. Le message était on ne peut plus limpide pour ce couple de larrons en foire : on continue avec le soutien de Sarkozy. Biya n’a pas chômé, et il instrumentalise aujourd’hui le plan Epervier, visant à éradiquer la corruption, pour mettre en prison ses propres opposants, en vue de l’élection présidentielle de 2011.

Il ne fait aucun doute que cette élection ne sera qu’une formalité de plus pour le dictateur, lui qui participera de son vivant à la célébration de ses 30 années passées au pouvoir. La mise à sac des réserves naturelles ne doit pas être encore terminée puisque quelques Franco-Belges veillent toujours au grain.

Coté politique, le dictateur est également un proche d’Alain Juppé, il lui a rendu visite en juillet 2009. Le maire de Bordeaux a fait « nettoyer » les abords de la gare lors de la venue de celui-ci à Bordeaux par la police afin que le dictateur ne soit pas fâché de voir des manifestants ainsi que des pancartes le mettant en cause.

Allez Paul Biya continue ton pillage : certains l’aiment chaud !

 

 

le racisme…

Classé dans : societe — toulna25 @ 22:19

Le racisme est une idéologie fondée sur une croyance, qui remonte à la Renaissance et postule une hiérarchie entre les êtres humains selon leur origine ethnique, désignée sous le terme de race. Plus généralement, le racisme désigne la croyance que les différences biologiques innées conditionnent inévitablement l’accomplissement culturel et individuel. Le terme racisme peut également désigner de manière éronnée une attitude de critique ou d’hostilité systématique envers l’ensemble d’un ou de plusieurs groupes ethniques déterminés. Le racisme peut se traduire par des actes d’hostilité ou de discrimination envers les personnes selon leur origine ethnique, et prendre la forme de xénophobie ou d’ethnocentrisme.

Certaines formes d’expression du racisme, comme les injures racistes, la diffamation raciale, la discrimination dans certains domaines (embauche, service,…), sont considérées comme des délits dans un certain nombre de pays. Les thèses racistes ont servi de support à certaines idéologies politiques pour pratiquer des discriminations sociales, des ségrégations ethniques et commettre des violences, dont des actes de génocides.

 

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